Nouveau Mitsubishi Pajero de cinquième génération contre Land Cruiser : ce que l'on sait, et qui l'emporte

Le nouveau Pajero est un 4x4 sept places sur châssis-échelle, dérivé du pick-up Triton, avec un diesel 2.4 (204 ch, 480 Nm), une boîte automatique à 8 rapports et la transmission Super Select 4WD-II. Mitsubishi vise directement le Toyota Land Cruiser 250 (le Prado des autres marchés) — et, sur le papier, touche presque la cible : mêmes dimensions, plus de garde au sol, un prix inférieur de 5 à 8 %, une troisième rangée plus vivable. Le Toyota répond par le couple, la transmission intégrale permanente, un moteur 2.8 éprouvé et une valeur de revente que personne ne conteste. En revanche, l'Europe ne figure pas sur la liste des marchés : en France, le Pajero restera une voiture à regarder, pas à acheter.

Le nouveau Mitsubishi Pajero de cinquième génération sur une rampe de démonstration lors de sa première mondiale à Tokyo, septembre 2026
Première mondiale à Tokyo, le 2 septembre 2026 : le nouveau Pajero gravit la rampe de démonstration. Sous la carrosserie, un vrai châssis-échelle séparé, emprunté au pick-up Triton — une première depuis la deuxième génération. Photo: carsales, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons (resized)

Il y a cinq ans, le Pajero quittait discrètement la chaîne, et l'on pensait que c'était pour de bon : Mitsubishi s'était convertie aux crossovers, et la légende aux douze victoires au Dakar semblait réservée aux classements des meilleurs 4x4 de tous les temps. En septembre 2026, le nom revient — et pas sur un SUV de ville, mais sur un vrai tout-terrain à châssis séparé et gamme courte. Voici tout ce que Mitsubishi a officiellement dévoilé de la cinquième génération, les premiers prix au Japon et en Australie, un comparatif détaillé avec le Toyota Land Cruiser 250, la place du nouveau Pajero face au Land Cruiser 300, au Ford Everest et aux 4x4 que l'on peut acheter en Europe — et une réponse franche à la question qui compte ici : pourra-t-on l'acheter en France ?

Le Pajero revient : ce qui a été présenté le 2 septembre#

La première mondiale a eu lieu à Tokyo le 2 septembre 2026. C'est la cinquième génération du modèle — après les Pajero de 1982, 1991, 1999 et 2006. La précédente, la quatrième, avait quitté la chaîne japonaise dès 2019, et les exportations s'étaient arrêtées en 2021 ; depuis, le nom ne survivait qu'à travers le Pajero Sport. Le nouveau Pajero est assemblé en Thaïlande, et Mitsubishi a détaillé son déploiement par exercice fiscal :

  • La Thaïlande, premier marché au monde. Selon la presse thaïlandaise, les prix seront annoncés le 19 octobre, date du début des ventes.
  • Le Japon et l'Australie avant la fin de l'exercice 2026 (c'est-à-dire avant mars 2027). Les livraisons australiennes démarrent en décembre ; au Japon, l'annonce officielle est fixée au 29 octobre, et selon la presse japonaise, la livraison de certaines finitions s'étalera jusqu'au printemps 2027.
  • Environ 100 pays à partir de l'exercice 2027 : Asie du Sud-Est, Amérique latine, Moyen-Orient. L'Europe n'y figure pas — on y revient plus bas.

Le choix technique majeur, c'est le châssis-échelle séparé. Les Pajero de troisième et quatrième générations utilisaient une caisse autoporteuse à longerons intégrés, confortable sur route mais moins endurante en tout-terrain sévère. Le nouveau Pajero repose sur le châssis du pick-up Triton de dernière génération, successeur du L200 que l'Europe a connu, mais reçoit sa propre suspension arrière à cinq bras et ressorts hélicoïdaux à la place des lames du pick-up. Le positionnement est nouveau lui aussi : c'est le vaisseau amiral de la marque, au-dessus du Pajero Sport, et la presse spécialisée l'oppose d'emblée au Toyota Land Cruiser Prado et au Ford Everest. La demande, elle, est là : en Australie, plus de 3 000 précommandes ont été enregistrées avant même la présentation.

Moteur, boîte et transmission intégrale#

Un seul moteur pour tous les marchés : un diesel 2.4 de la famille 4N16 à turbo unique à géométrie variable, avec réduction catalytique à l'AdBlue : 204 ch (150 kW) à 3 500 tr/min et 480 Nm entre 1 750 et 2 500 tr/min ; certaines fiches limitent le couple à 470 Nm. On lit parfois qu'il s'agit d'un « biturbo » : c'est une confusion avec le Triton, dont la version haut de gamme du même moteur a effectivement deux turbos. Selon les données officielles, le Pajero n'en a qu'un. Pas de version essence, et la rumeur d'un hybride rechargeable, qui circulait avant la première, n'a pas été confirmée par Mitsubishi.

La boîte est une nouvelle automatique à 8 rapports, à la place de la 6 rapports du Triton. C'est ce que les premiers essais saluent le plus : à 140 km/h, le moteur tourne vers 2 000 tr/min en huitième, et les passages sont nettement plus doux. La transmission, c'est le Super Select 4WD-II maison, l'atout du Pajero depuis toujours :

  • 2H — propulsion pour l'asphalte sec : moins de pertes, moins de consommation ;
  • 4H — transmission intégrale permanente avec différentiel central, sur tout revêtement et à toute vitesse ;
  • 4HLc — différentiel central verrouillé pour la boue, le sable et la neige ;
  • 4LLc — gamme courte avec centre verrouillé pour le tout-terrain sévère.

S'y ajoutent un blocage de différentiel arrière (pas sur toutes les finitions — voir plus bas), sept modes de conduite (Normal, Eco, Gravel, Snow, Mud, Sand, Rock) et le S-AWC, qui répartit la motricité entre roues gauches et droites en freinant une roue (Active Yaw Control) pour aider la voiture à tourner. Le Land Cruiser, lui, a une transmission intégrale permanente : il n'a pas de mode 2H, qui économise du carburant sur route sèche.

Carrosserie, géométrie et habitacle#

Dimensions : 4 920 × 1 925 × 1 910 mm pour 2 870 mm d'empattement. Garde au sol de 230 mm, angles d'attaque, de rampe et de fuite de 30,4°, 22,6° et 25,8°, répartition des masses 52:48. La version australienne Exceed pèse 2 383 kg à vide, tracte jusqu'à 3,5 t freinées et emporte un réservoir de 80 litres.

Le nouveau Mitsubishi Pajero 2026 de profil sur la scène de sa première mondiale à Tokyo
Le profil de la cinquième génération : 4 920 mm de long, 2 870 mm d'empattement, 230 mm de garde au sol. Presque le gabarit du Land Cruiser 250 — mais 55 mm plus étroit, ce qui se sent en forêt et dans les ornières. Photo: carsales, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons (cropped and resized)

À bord, trois rangées et sept places (en Australie, la finition de base GLS existe aussi en cinq places). La deuxième rangée coulisse, et c'est plus important qu'il n'y paraît : le site japonais MOTA, qui a mesuré l'habitabilité, estime que six adultes tiennent sans peine 45 minutes de trajet dans le Pajero — alors que la banquette fixe du Land Cruiser 250 écrase la troisième rangée presque au ras du plancher. Revers de la médaille : le coffre. Troisième rangée dépliée, il devient symbolique, et dans le comparatif australien de carsales, le volume annoncé du Pajero est nettement inférieur à celui du Land Cruiser et de l'Everest.

L'équipement atteint un niveau inédit chez Mitsubishi : écran monolithique de 14,3 pouces (12,3 sur les versions de base), climatisation trizone, système audio Yamaha à 12 haut-parleurs, huit airbags dont un central entre les sièges avant, régulateur adaptatif avec maintien dans la voie MI-PILOT et caméras 360° avec vue sous le véhicule — en clair, un « capot transparent » pour le tout-terrain.

L'habitacle du nouveau Mitsubishi Pajero : écran monolithique de 14,3 pouces, cuir marron et volant à droite de la version japonaise
Version japonaise, volant à droite : écran de 14,3 pouces, commandes physiques de climatisation juste en dessous, caméras 360°. Les Pajero japonais, thaïlandais et australiens ont tous le volant à droite. Photo: carsales, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons (resized)

Les premières impressions de conduite viennent pour l'instant du centre d'essais de Mitsubishi à Okazaki, au Japon, où la presse a pris le volant de voitures de série. Le site australien CarsGuide salue le silence à haute vitesse, la tenue en virage pour un engin de ce poids et « l'intérieur le plus luxueux de l'histoire de Mitsubishi », mais pointe l'essentiel : le Pajero manque de souffle — au démarrage, il paraît plus lourd et plus paresseux que ses rivaux. Le tout-terrain n'a pas du tout été testé lors de ces essais.

Les prix : Japon et Australie#

Au Japon, selon MOTA, la gamme compte quatre finitions, toutes en diesel, quatre roues motrices et sept places :

Finition (Japon) Prix À retenir
GLS 6 193 000 ¥ base, écran 12,3″
GSR 6 765 000 ¥ cuir, écran 14,3″, blocage du différentiel arrière
Exceed 6 930 000 ¥ plus cher que le GSR, mais écran 12,3″ et sans blocage
Super Exceed 7 950 800 ¥ équipement maximal

Prix selon le site japonais MOTA (septembre 2026) ; annonce officielle au Japon le 29 octobre.

Attention au piège : dans la gamme japonaise, l'Exceed coûte plus cher que le GSR mais n'a pas de blocage du différentiel arrière — pour qui achète un Pajero pour le tout-terrain, c'est plus important que le cuir et les écrans. Et d'un marché à l'autre, des finitions de même nom ne sont pas équipées pareil (en Australie, par exemple, le GSR est le haut de gamme) : fiez-vous à l'équipement réel, pas au nom.

En Australie, les prix sont déjà connus : de 68 490 dollars australiens pour le GLS cinq places à 84 990 pour le GSR — contre 73 200 à 101 365 pour le Land Cruiser Prado. Mitsubishi y offre une garantie de 10 ans ou 200 000 km (à condition d'entretenir la voiture dans le réseau) et un entretien tous les 15 000 km, contre tous les 10 000 km ou six mois pour le Toyota. Ces promesses ne concernent pas l'Europe, mais elles en disent long sur le rapport de prix entre les deux.

Pajero contre Land Cruiser 250 : le tableau#

Le duel principal. Le Land Cruiser 250 — vendu en Europe simplement sous le nom de « Toyota Land Cruiser », et ailleurs sous celui de Prado — est lui aussi sur châssis séparé, lui aussi à sept places et lui aussi récent (2023). La comparaison est donc honnête : deux générations neuves, deux turbodiesels quatre cylindres, une même catégorie.

Caractéristique Mitsubishi Pajero (2026) Land Cruiser 250 (Prado)
Diesel 2.4 turbo (4N16) 2.8 turbo (1GD-FTV)
Puissance / couple 204 ch / 480 Nm 204 ch / 500 Nm
Boîte auto 8 rapports auto 8 rapports
Transmission Super Select : 2H / 4H / 4HLc / 4LLc intégrale permanente, centre verrouillable
Longueur / largeur / hauteur 4 920 / 1 925 / 1 910 mm 4 925 / 1 980 / 1 925–1 935 mm
Empattement 2 870 mm 2 850 mm
Garde au sol 230 mm 210–225 mm
Poids (Australie) 2 383 kg 2 530 kg
Remorquage (Australie) 3 500 kg 3 500 kg
Réservoir (Australie) 80 l 110 l
Conso WLTC (Japon) 12,1 km/l ≈ 8,3 l/100 km* 11,0 km/l ≈ 9,1 l/100 km
Prix au Japon 6,19–7,95 M¥ 5,20–7,35 M¥ (diesel)
Prix en Australie 68 490–84 990 A$ 73 200–101 365 A$

* Valeur provisoire. Le cycle WLTC japonais n'a pas la phase très rapide du WLTP européen : ces chiffres ne se comparent qu'entre eux. Prix du Land Cruiser au Japon : tarifs de lancement 2024. Garde au sol et hauteur du Toyota varient selon le marché et les pneus ; la version australienne est en hybridation légère 48 V.

Et le Land Cruiser que l'on peut acheter en Europe ? Uniquement en 2.8 D-4D de 204 ch avec boîte automatique à 8 rapports, en hybridation légère depuis l'automne 2025. En Allemagne, le premier marché européen, il démarre à 82 490 € (tarif allemand 2026) ; sa consommation WLTP officielle est de 10,6 à 10,8 l/100 km.

Qui l'emporte : point par point#

Là où le Pajero fait mieux :

  • Le prix. À équipement comparable, le Pajero coûte environ 5 à 8 % de moins au Japon comme en Australie : l'Exceed japonais est à 6,93 millions de yens contre 7,35 millions pour le Land Cruiser ZX diesel, et l'entrée de gamme australienne à 68 490 dollars contre 73 200.
  • La géométrie et le gabarit. 230 mm de garde au sol contre 210 à 225, et une carrosserie plus étroite de 55 mm — sur les chemins forestiers et dans les ornières, ça se sent.
  • La troisième rangée. Grâce à la deuxième rangée coulissante, le Pajero est un vrai sept places ; le Land Cruiser n'est vraiment confortable qu'à cinq.
  • La transmission sur route. Le Land Cruiser n'a pas de mode 2H, et le S-AWC ajoute de l'agilité sur le glissant : moins de consommation en ville, plus d'assurance en hiver.
  • La consommation homologuée. Environ 9 % de moins selon le WLTC japonais, même si le chiffre du Pajero reste provisoire.

Là où le Land Cruiser fait mieux :

  • Le couple. 500 Nm et 2,8 litres contre 480 Nm et 2,4 — et les premiers essais du Pajero le confirment : chargé et avec une remorque, l'écart se sentira plus que dans le tableau.
  • Un moteur éprouvé. Le 1GD-FTV équipe Prado et Hilux depuis 2015 : ses maladies de jeunesse (le filtre à particules capricieux des premières années) sont connues depuis longtemps, et les ateliers le connaissent par cœur. Le 4N16 a jusqu'ici surtout servi dans le pick-up Triton — son comportement avec la nouvelle boîte dans un engin de 2,4 tonnes, seules les premières années le diront.
  • L'autonomie. Le réservoir de 110 litres du Land Cruiser australien promet près de 1 450 km sur le papier — avec ses 80 litres, le Pajero n'en approchera pas.
  • Le croisement de ponts. La barre stabilisatrice avant débrayable SDM des versions hautes du Land Cruiser offre plus de débattement au train avant en tout-terrain.
  • Le réseau et la revente. Le Land Cruiser se vend, s'entretient et se revend partout dans le monde, Europe comprise. Le Pajero revient après cinq ans d'absence et ne sera pas distribué en Europe : sa cote, personne ne la connaît.

Il est trop tôt pour juger la fiabilité de l'un comme de l'autre — le Land Cruiser 250 est sur le marché depuis trois ans, le Pajero n'est pas encore livré. Les points faibles documentés des générations précédentes — injecteurs et vanne EGR des diesels, guides de chaîne de distribution du 4M41 de l'ancien Pajero, pistons fissurés des premiers 1KD du Prado — sont réunis sur les pages Mitsubishi Pajero et Land Cruiser Prado de notre base de connaissances.

Et le « vrai » Land Cruiser 300 ?#

Quand on dit « Land Cruiser », beaucoup pensent au grand Land Cruiser 300. Le nouveau Pajero ne joue pas dans sa catégorie. Le LC300, ce sont des V6 : un diesel 3.3 biturbo (environ 300 ch et 700 Nm) ou un essence 3.5 de 415 ch, avec une boîte à 10 rapports — et il n'est pas vendu en Europe. Son rival, c'est le Nissan Patrol, pas le Pajero : Mitsubishi n'a plus d'engin de cette taille à moteur V6 depuis le Pajero IV et son 3.8.

Si l'on compare tout de même dans l'esprit, le Pajero a un argument : le coût d'usage. Un quatre-cylindres diesel, une masse plus faible et le mode 2H au quotidien coûtent nettement moins cher : carburant, pneus et assurance d'un 204 ch et d'un 300 ch et plus, ce sont deux budgets différents — nous détaillons ces postes dans notre article sur le coût kilométrique d'une voiture.

Les autres rivaux : Everest, Pajero Sport et les 4x4 d'Europe#

  • Ford Everest — le rival le plus coriace en Asie et en Australie : V6 diesel 3.0 de 600 Nm, boîte à 10 rapports, 800 mm de passage à gué et un prix d'appel inférieur à celui du Pajero (dès 58 990 dollars australiens). Mais lui non plus n'est pas vendu en Europe : c'est un étalon mondial, pas une alternative pour un acheteur français.
  • Pajero Sport — le petit frère, qui ne disparaît pas. Il repose sur la plateforme du Triton de génération précédente, avec un diesel 2.4 de 181 ch, et coûte moins cher que le nouveau Pajero. Il n'est pas vendu en Europe non plus ; le nouveau Pajero ne le remplace pas, il se place au-dessus.
  • Ce que l'on peut acheter neuf en France dans l'esprit « vrai 4x4 » : le Toyota Land Cruiser lui-même, le Land Rover Defender, l'Ineos Grenadier, le Jeep Wrangler et, beaucoup plus haut, le Mercedes Classe G. Aucun n'est un équivalent exact du Pajero — plus chers, plus typés ou moins familiaux — mais ce sont eux, et non le Mitsubishi, qui figurent dans les catalogues des concessions françaises.

Le nouveau Pajero sera-t-il vendu en France ?#

En l'état, non. Mitsubishi a détaillé son déploiement — Thaïlande, puis Japon et Australie, puis une centaine de pays en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et au Moyen-Orient à partir de l'exercice 2027 — et l'Europe ne figure pas sur la liste. Ce n'est pas une surprise :

  • La gamme européenne de Mitsubishi a changé de nature. En Europe, la marque vend aujourd'hui surtout des modèles dérivés de Renault, plus l'Outlander hybride rechargeable. Un 4x4 diesel de 2,4 tonnes n'y trouve pas naturellement sa place.
  • Les objectifs de CO2 européens. Mitsubishi ne l'a pas formulé ainsi, mais c'est l'explication la plus probable : un diesel de cette masse pèserait lourd dans la moyenne d'émissions de flotte que chaque constructeur doit respecter dans l'UE.
  • L'import individuel est dissuasif. Les premières voitures — Japon, Thaïlande, Australie — ont le volant à droite et aucune homologation européenne : il faudrait passer par une réception à titre isolé, longue et coûteuse, sans garantie constructeur ni réseau en France. Les versions à volant à gauche n'arriveront qu'avec le Moyen-Orient et l'Amérique latine, à partir de l'exercice 2027, et elles ne seront pas davantage homologuées pour l'Europe.
  • La fiscalité française. Pour un diesel de cette taille, le malus écologique lié au CO2 et le malus au poids s'additionneraient — de quoi rendre la facture franchement dissuasive, avant même les frais d'homologation.

Conclusion pour un lecteur français : le nouveau Pajero est une voiture à suivre — parce qu'il dit où va le segment des 4x4 sur châssis, et parce que Mitsubishi pourrait un jour changer d'avis —, pas une voiture à commander. Si vous cherchez aujourd'hui un vrai 4x4 sept places neuf en France, le Land Cruiser reste la référence la plus proche.

À vérifier si vous en achetez un parmi les premiers#

Que vous l'achetiez un jour à l'étranger ou que Mitsubishi change d'avis, voici ce qu'il faut surveiller sur un modèle tout neuf :

  • Les rappels. Les premières années d'un nouveau modèle sont celles des campagnes de rappel : le Land Cruiser 250, par exemple, en a connu pour un combiné d'instruments qui pouvait ne pas afficher certains témoins au démarrage, et pour une caméra 360° qui se figeait. Sans réseau officiel, faire appliquer un rappel est plus compliqué — anticipez-le.
  • Le filtre à particules et l'AdBlue. Un diesel moderne avec réduction catalytique supporte mal une vie faite de petits trajets urbains : sur le Pajero Sport et son moteur de la génération précédente 4N15, le filtre à particules colmaté et la dilution de l'huile par le gazole sont parmi les plaintes les plus fréquentes. Si la voiture ne doit rouler qu'en ville, demandez-vous honnêtement s'il vous faut un diesel. Et il faudra surveiller le niveau d'AdBlue.
  • L'équipement, pas le nom de la finition. Blocage de différentiel arrière, taille d'écran et même nombre de places varient selon les marchés — vérifiez les options sur les papiers de la voiture précise.
  • Votre consommation réelle, dès le premier plein. Tant qu'un nouveau modèle n'a pas de statistiques de propriétaires, votre propre chiffre est le meilleur indicateur de santé : une consommation qui grimpe soudain sur un diesel est souvent le premier symptôme d'un souci de filtre à particules ou d'injecteurs. Nous expliquons comment la calculer honnêtement dans notre article sur le calcul de la consommation réelle.

Questions fréquentes#

Quand le nouveau Mitsubishi Pajero sort-il ?

La Thaïlande est le premier marché, avec un lancement à l'automne 2026. Le Japon et l'Australie suivent avant la fin de l'exercice fiscal 2026 de Mitsubishi (mars 2027), puis environ 100 pays à partir de l'exercice 2027 : Asie du Sud-Est, Amérique latine et Moyen-Orient. L'Europe ne figure pas sur la liste.

Quel moteur pour le nouveau Pajero ?

Un seul : un diesel 2.4 de la famille 4N16 à turbo unique à géométrie variable, 204 ch et 480 Nm (470 Nm selon certaines fiches), avec une nouvelle boîte automatique à 8 rapports et de l'AdBlue. Mitsubishi n'a annoncé ni version essence, ni hybride.

Le nouveau Pajero, c'est le Pajero Sport ?

Non. Le Pajero Sport reste un modèle à part, moins cher. Le nouveau Pajero est le vaisseau amiral posé au-dessus : châssis du Triton de dernière génération, sept places, système S-AWC et habitacle nettement plus cossu.

Nouveau Pajero ou Toyota Land Cruiser 250 : lequel est le meilleur ?

Le Pajero est moins cher à équipement comparable, garde plus de hauteur sous caisse (230 contre 210 à 225 mm), il est plus étroit et sa deuxième rangée coulisse, ce qui rend la troisième utilisable par des adultes. Le Land Cruiser a plus de couple (500 Nm), une transmission intégrale permanente, un 2.8 éprouvé et une valeur de revente incomparable. Pour une famille de sept, le Pajero ; pour l'expédition et la revente, le Land Cruiser.

Le nouveau Pajero sera-t-il vendu en France ?

Rien n'est prévu à ce jour : l'Europe ne figure pas parmi les marchés annoncés par Mitsubishi, qui vise l'Asie, l'Australie, l'Amérique latine et le Moyen-Orient. En Europe, la marque vend surtout des modèles dérivés de Renault et l'Outlander hybride rechargeable.

Peut-on importer un nouveau Pajero en France ?

En théorie, oui, mais c'est dissuasif : les premières voitures (Japon, Thaïlande, Australie) ont le volant à droite et aucune homologation européenne, donc il faut passer par une réception à titre isolé, coûteuse, sans garantie constructeur en France. S'y ajoutent le malus écologique et le malus au poids, très lourds pour un diesel de près de 2,4 tonnes.

Quelle sera la consommation réelle du nouveau Pajero ?

La valeur japonaise provisoire en cycle WLTC est de 12,1 km/l, soit environ 8,3 l/100 km — un cycle sans la phase très rapide du WLTP européen, donc pas directement comparable. Il n'existe pas encore de mesures de propriétaires, mais un 4x4 diesel sur châssis consomme en général 15 à 30 % de plus qu'en laboratoire : comptez plutôt 9,5 à 11 l/100 km en usage mixte.

Et le Land Cruiser 300 ?

Le grand Land Cruiser 300, avec ses V6 3.3 diesel et 3.5 essence, n'est pas vendu en Europe. Ce n'est de toute façon pas le rival du Pajero : il joue dans la catégorie du Nissan Patrol, au-dessus.

Verdict : à qui le Pajero, à qui le Land Cruiser#

Le nouveau Pajero n'est pas un projet nostalgique, mais une réponse très précisément ajustée au Land Cruiser 250 : gabarit comparable, plus de garde au sol, une troisième rangée vivable, le Super Select maison avec son mode 2H et un prix inférieur de quelques pour cent. Pour une famille qui veut un 4x4 sept places sur châssis pour voyager loin, le Pajero est, sur le papier, le choix le plus rationnel. Si vous privilégiez le couple avec une remorque, un moteur éprouvé, un réseau partout et la valeur de revente, le Land Cruiser reste le pari le plus sûr — et en France, c'est de toute façon le seul des deux que vous pourrez acheter neuf. Le verdict définitif ne viendra pas des tableaux mais des deux premières années d'usage : attendez au moins les premiers retours de propriétaires.

Quel que soit le 4x4 que vous choisissez, Brimly vous aide à le garder sous contrôle : il calcule la vraie consommation entre deux pleins complets, garde l'historique d'entretien et vous rappelle les révisions au kilométrage. Et si vous voulez savoir ce que coûtera une voiture précise, posez la question à l'assistant IA gratuit : le plan d'entretien et les points faibles connus du Prado, du Land Cruiser et des anciens Pajero figurent dans sa base de connaissances vérifiée.